Jordan Bardella assure que son parti n’a rien à se reprocher
Ces perquisitions s’ajoutent à la tourmente judiciaire du RN : la cour d’appel de Paris doit dire le 7 juillet prochain si elle confirme l’inéligibilité de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires européens. « Depuis tôt ce matin, des perquisitions sont en cours aux sièges et aux domiciles personnels de prestataires de communication ayant travaillé avec nous », a publié sur la plateforme X le président du RN, Jordan Bardella.
« Dans le même temps, Le Canard enchaîné nous apprend également l’ouverture prochaine d’une information judiciaire me concernant, à la suite d’une plainte d’une association militante, à propos d’un emploi de quelques mois occupé au Parlement européen (…) il y a bientôt douze ans », a-t-il poursuivi. Et d’assurer : « Comme à chaque fois, les procédures judiciaires annoncent le calendrier électoral. Nous n’avons rien à nous reprocher, et nous le montrerons ».
« C’est troublant qu’à une semaine du délibéré de l’appel de Marine Le Pen, cette affaire ressurgit », a également réagi Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national, sur BFMTV ce mardi 30 juin, dénonçant « une manipulation politique ».
Concernant l’affaire visant Jordan Bardella, cette éventuelle nomination d’un juge d’instruction, comme le souhaite l’association anticorruption Anticor, qui a porté plainte, ouvrirait un nouveau front judiciaire pour le RN.
Dans ce dossier, Anticor estime que le président du RN doit répondre de ses activités pendant les quatre mois et demi en 2015 où il a été l’assistant parlementaire de l’eurodéputé Jean-François Jalkh. L’association demande également qu’un magistrat instructeur enquête pour faux sur les documents produits par Jordan Bardella et ses proches pour attester de son travail.