École, sécurité, entreprises, justice… Édouard Philippe dévoile les contours de son programme lors de son entrée en campagne à Paris

“Une refonte massive de l’école”

La France “sait très bien” que “tout n’est pas perdu, pour peu qu’on lui dise la vérité” et “qu’on tienne enfin ce qu’on promet”, a-t-il assuré, promettant de “préserver les ouvriers, les salariés modestes et les indépendants”, mais assumant de dire aux retraités qu’ils devront contribuer davantage, “aux cadres et aux employés du secteur public et privé qu’il faudra travailler plus longtemps” et à l’État” qu’il devra se “serre(r) la ceinture”.

Il a ensuite évoqué “une refonte massive de l’école”, “la plus importante peut-être depuis Jules Ferry”, souhaitant notamment “que chaque élève de France ait accès à un soutien scolaire universel combinant assistant IA personnalisé et brigades de professeurs, voire d’anciens professeurs et d’étudiants volontaires”.

Édouard Philippe a promis de “remettre de l’ordre dans les affaires de la France”: dans la justice, avec l’application systématique de courtes peines, ou aux frontières, avec des étrangers délinquants expulsés et privés d’aides sociales.

Des tacles aux adversaires

Il a également livré un assez habituel plaidoyer féministe et d’une société qui “se portera mieux lorsque les femmes auront toujours plus les moyens de leur liberté, toujours plus d’autorité dans les décisions collectives”. “Je ne suis pas né avec cette conviction” mais “j’ai la foi du converti” et “je ne lâcherai rien dans ce combat”, a-t-il expliqué.

Édouard Philippe n’a pas oublié de cibler ses principaux adversaires, le Rassemblement national et La France insoumise. Le premier taxé d’ambivalence, “social dans le Nord, libéral dans le Sud, porte-voix revendiqué des classes populaires dans les campagnes, mais gourmand des petits fours à Monte-Carlo”.

LFI ensuite, et sa “prétendue nouvelle France de ceux qui banalisent les délires ethniques ou communautaires” en “faisant le choix de la division communautaire, en flirtant souvent avec l’antisémitisme le plus rance, en nourrissant à dessein la haine du flic, la haine du riche”.