École, sécurité, entreprises, justice… Édouard Philippe dévoile les contours de son programme lors de son entrée en campagne à Paris

Édouard Philippe a fait face, ce dimanche, à plusieurs milliers de militants et d’élus venus le soutenir à l’Adidas Arena de Paris pour son premier meeting de campagne présidentielle. Il a notamment évoqué ses principales mesures, sans grande annonce nouvelle.

“Croire en nous”. C’est ce slogan qu’a choisi le président d’Horizons Édouard Philippe pour sa campagne présidentielle. Il l’a dévoilé ce dimanche 5 juillet à l’Adidas Arena à Paris, où il a tenu son premier meeting de campagne pour la présidentielle de 2027.

Face à 5.000 personnes, selon ses équipes, le candidat a, pendant un peu plus d’une heure, évoqué son programme, son engagement, ses espoirs, mais aussi fustigé ses adversaires.

Son discours, sans grande annonce nouvelle mais avec une promesse de réforme “massive” sur l’école, “clé du redressement français”, était censé marquer les esprits et galvaniser les troupes de l’ancien Premier ministre, toujours en avance sondagière sur ses concurrents du bloc central Gabriel Attal (Renaissance) et de droite Bruno Retailleau (LR), et à deux jours de la décision judiciaire qui décidera par ricochet de l’identité du candidat du Rassemblement national, de Marine Le Pen ou Jordan Bardella.

“Ici, maintenant, nous lançons l’effort collectif qui va nous permettre de reprendre en main le destin de notre pays. Nous allons prendre le pouvoir!”, a lancé le maire du Havre devant ses partisans.

Des centaines d’élus présents

En présence, discrète, de son épouse et de sa mère, le candidat n’a pas “exhibé (sa) vie privée”: “Pas le genre de la maison”. D’ailleurs, ses trois enfants n’étaient pas dans la salle. Il n’en a pas moins évoqué ses racines normandes, sa famille, l’école, le regard des autres sur la maladie, notamment sur le vitiligo et l’alopécie dont il est atteint.

Édouard Philippe parvient-il à s’imposer en tant que candidat à l’élection présidentielle ?

3:08

Au plan politique, plus d’un millier d’élus étaient présents, selon Horizons. Pour Renaissance, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon et son collègue ministre Mathieu Lefevre, en plus de quelques députés (Astrid Panosyan-Bouvet, Marc Ferracci) étaient là. Le ministre LR Nicolas Forissier était également présent, de même que deux députés Modem ou encore le président du Parti radical, Laurent Hénart.

Rien de très nouveau sur le fond, si ce n’est une réponse à l’étiquette du “sang et des larmes” que tente de lui accoler Gabriel Attal. Tout juste “un peu de sueur”: “Je demanderai des efforts, mais des efforts justes, partagés et étalés dans le temps”, a assuré Édouard Philippe.