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Un homme a été condamné, samedi 21 mars, à une peine de trente ans de réclusion criminelle, assortie d’une période de sûreté de vingt ans, pour le viol et le meurtre d’une jeune femme de 20 ans, Justine Vayrac, en 2022 en Corrèze.
Pour l’avocate générale Emilie Abrantes, le condamné, Lucas Larivée, un ouvrier agricole de 24 ans « prisonnier de [ses] mensonges » durant les six jours de procès, n’est « pas un monstre », mais possède « tous les traits de personnalité » qui font de lui « un psychopathe » dangereux pour la société.
Après six heures de délibération, les jurés ont prononcé une peine légèrement inférieure à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie de vingt-deux ans de sûreté, réclamée par le parquet. En larmes et dans les bras de ses proches lors de l’annonce du verdict, la mère de la victime a ensuite fait un pas pour enlacer celle de l’accusé.
« Depuis le début, nous avons fait le choix de faire confiance à la justice de notre pays et cette confiance est intacte », a réagi le beau-père de la victime, au nom de la famille Vayrac. De son côté, le représentant de la défense, Me Michel Labrousse, n’a pas souhaité commenter le verdict, précisant que « l’éventualité d’un appel n’est pas une décision qui se prend à chaud ».
Expertises psychiatriques
Déjà condamné pour une affaire d’incendie volontaire, Lucas Larivée, présenté comme « intolérant à la frustration » par les experts psychiatres, était jugé pour le viol et le meurtre le 22 octobre 2022 de Justine Vayrac, au retour d’une soirée en discothèque à Brive-la-Gaillarde.